Epouvantail
October 10th, 2009
when we were
we will be
where we went
we will gone
no lucky
unless happy
alone
she said
lonely
she cried
time
time one day
time
time just said
like a stone
unhappy
a long
anyway
alone
enough laugh
enough
enough I said
shut
shut
listen to my hand
that’s enough
she said
time just said
listen
time had blessed
time will tell
pâle sale
que brûle la flamme
râle pâle
que glisse ma larme
time will tell
petit bout
de bout de
coeur à genoux
time will mieux
piece of the
qui
du démon
sera l’ange au fond
qui
de nous saisons
sera la dé-raison
time will tell
de ma main
piece of coeur
time will
time will
de ta main
qu’enfin je pleure
time will
time will cry
time will die
pâle sale
que vague cette âme
râle pale
strange breaking flamme
when we were
we will be
where we went
we will gone
no lucky
unless happy
alone
she said
lonely
she cried
time
time one day
time
time just said
like a stone
unhappy
a long
anyway
alone
enough laugh
enough
enough I said
shut
shut
listen to my hand
that’s enough
she said
time just said
listen
time had blessed

il est temps maintenant
le temps d’un éclat
le temps de mes larmes
il est temps maintenant
de laisser là ton âme
j’ai pensé puis pleuré
qu’on ne pourrait pas se quitter
j’ai pensé puis déchiré
ce rideau de larmes entre nous
j’ai pleuré puis pensé
qu’on aurait pu être deux
et j’ai déchiré encore
puis pansé encore
le coeur à tes genoux
mais il est temps maintenant
le temps d’un éclat
le temps de mes larmes
il est temps maintenant
de laisser là ton âme
le coeur éventé
il est temps
de rentrer chez moi
il est temps
il est temps
de ne plus t’aimer
de te laisser là
il est temps
je ne fus que le réceptacle
d’un désir au corps passager
il faut partir maintenant
c’est la fin du spectacle
un p’tit coeur et puis s’en va
ainsi font les fébriles amants
fuis mon coeur de n’être pas aimé
tu ne fus que le réceptacle
d’un regard qui s’est trompé
il faut partir maintenant
y’avait ta main là
y’avait ta main là
à côté de moi
à côté de toi
j’voulais la toucher
j’n'ai fait que pleurer
en y pensant
j’n'ai pas su la toucher
y’avait mon coeur là
à côté de toi
y’avait mon coeur là
qui débordait de toi
me cacher me cacher
sous les toits
me cacher me cacher
j’ai pas su t’enserrer
en y pensant
tu n’as pas pu m’aimer
j’veux rentrer chez moi
j’veux rentrer
La première syllabe se tord vers le vide
Et le dernier mot s’éjecte vers le point
A la recherche constante
D’une marge.
Géométrie de nos pensées confuses
Qui tend certainement vers un point situé en dehors de nos sphères.
Tomber avec délice dans le dégoût des mots
Là où l’innocence n’est qu’un vain mensonge
Et la destruction nécessaire.
Un grand trait droit sur une page blanche
Pour résumer tout ce qui ne sera jamais écrit.
qui descend
descend
qui descend
jusqu’en dedans ?
toc toc toc
nombril qui cogne
c’est le p’tit coeur
fébrile petite cachette
qui d’un mot
d’un mot lâché
de trois sourdes notes
finit aux oubliettes
inéluctable frayeur
d’un petit coeur
qui fait la muette
et qui s’enclose
qui fait l’absente
inexorablement s’encoque
un p’tit coeur qui implose
au ventre qui bat
palpite et tonne
t’entends ?
un mot
un mot lâché
trois petites notes
qui résonnent
errantes
les yeux mal armés
faut rester cachés